Escaliers suspendu, quel type de murs ?

Une question centrale dans tout projet d’escalier suspendu

Un escalier suspendu ne se conçoit jamais indépendamment de son support. Contrairement à un escalier traditionnel avec limon ou structure autoportante, Monolith propose majoritairement des escaliers suspendus à marches indépendantes, sans limon, où chaque marche est fixée individuellement dans le mur. Dans ce type de configuration, le mur devient un élément structurel à part entière.

La question du type de mur est donc déterminante. Elle conditionne la faisabilité du projet, la méthode de fixation, la durabilité de l’ouvrage et la sécurité de l’utilisateur. Tous les murs ne présentent pas les mêmes caractéristiques mécaniques et certains nécessitent des adaptations techniques précises.
Pour comprendre en détail le principe constructif des escaliers Monolith, avec supports et caissons intégrés, une page dédiée présente le fonctionnement complet du système.

Mur en béton plein : la configuration idéale

Un mur en béton plein ou en béton armé constitue la situation la plus favorable pour la pose d’un escalier suspendu à marches indépendantes. Sa densité, sa continuité et son homogénéité offrent une excellente reprise des charges, aussi bien statiques que dynamiques.

Support pour escalier suspendu Monolith
supports fixés directement sur un mur en béton

Dans ce cas, les supports acier des marches sont ancrés directement dans le béton à l’aide de chevilles chimiques ou mécaniques, choisies en fonction des contraintes du chantier. L’ancrage est direct, fiable et ne nécessite aucun renfort complémentaire. Cette configuration permet une mise en œuvre simple, rapide et particulièrement durable dans le temps.

Mur en parpaings pleins : une solution courante et fiable

Un mur en parpaings pleins est parfaitement compatible avec un escalier suspendu à marches indépendantes, à condition que sa mise en œuvre ait été réalisée correctement. La qualité des blocs, du mortier, ainsi que l’épaisseur du mur jouent un rôle déterminant dans la reprise des efforts.
La fixation des supports s’effectue généralement par scellement chimique, solution éprouvée et couramment utilisée pour des charges structurelles. Lorsqu’il est sain et correctement dimensionné, un mur en parpaings pleins offre une base fiable pour ce type d’escalier. Pour les projets nécessitant davantage de détails techniques, une page spécifique est consacrée aux escaliers suspendus sur mur en parpaings.

Schéma de fixation de cheville chimique pour accroche de support d'escalier suspendu Monolith
Schéma d’une cheville chimique classique dans un mur fixant le support monolith

Mur en parpaings creux intérieur : faisable avec une méthode adaptée

Un mur en parpaings creux situé à l’intérieur du bâtiment peut recevoir un escalier suspendu, mais il impose une méthode de fixation spécifique. Par nature, le parpaing creux ne permet pas une fixation directe classique.
La solution repose sur l’utilisation de scellements chimiques associés à des tamis, permettant à la résine de se répartir efficacement dans la structure du bloc. Cette technique crée un ancrage mécanique solide et durable, comparable à celui utilisé pour la fixation d’équipements très lourds tels qu’un ballon d’eau chaude.

Schéma de fixation d'une cheville chimique dans un parpaing creux d'un support d'escalier suspendu monolith
Schéma de fixation d’une cheville chimique dans un parpaing creux

Pour garantir une parfaite rigidité, la platine acier de chaque marche est également collée au mur à l’aide d’une colle polyuréthane bi-composante. Cette combinaison entre fixation mécanique et collage supprime les jeux, limite les vibrations et assure un comportement structurel stable dans le temps.
Lorsque la configuration le permet, notamment si le mur donne sur un garage ou un local technique, une traversée complète du mur par tiges filetées peut être envisagée. L’effort est alors repris de l’autre côté du mur à l’aide d’écrous et de rondelles larges, évitant toute dégradation du parpaing lors du serrage. Cette solution est également compatible avec les murs bénéficiant d’une isolation thermique par l’extérieur, la finition venant ensuite recouvrir les fixations.

Mur ancien en pierre, mur irrégulier et mur en brique alvéolaire

Les murs anciens en pierre, les murs irréguliers ou non plans, ainsi que les murs en brique alvéolaire nécessitent une attention particulière dans le cadre d’un projet d’escalier suspendu à marches indépendantes.
Ces supports présentent des caractéristiques très variables : hétérogénéité des matériaux, joints anciens, défauts de planéité ou structure alvéolaire. Ils ne sont pas incompatibles par principe, mais ils imposent une analyse technique approfondie et des solutions de fixation spécifiques. Celles-ci reposent généralement sur des scellements chimiques adaptés à la nature du mur, des profondeurs d’ancrage renforcées et, dans certains cas, des reprises structurelles complémentaires.
Pour ce type de configurations, une étude au cas par cas est indispensable. Des pages dédiées détaillent les solutions techniques propres aux murs en pierre, aux murs irréguliers et aux murs en brique alvéolaire.

Pour garder le mur en pierre apparent, nous proposons un système spécial avec des caisson innovant : notre kit mur apparent support caché. Plus d’information ici.

Mur non porteur et cloison légère : incompatibilité directe

Un mur non porteur, une cloison en placoplâtre ou toute paroi légère ne peut pas recevoir un escalier suspendu à marches indépendantes. Ces supports ne sont pas conçus pour reprendre des charges structurelles et présentent un risque élevé de déformation ou d’arrachement.
Dans ce type de configuration, il est nécessaire de créer une structure porteuse adaptée. Cela peut passer par la réalisation d’un mur porteur rapporté, l’intégration de renforts acier ou une reprise de charge sur une structure existante.

Il est également possible de recréer un mur porteur en bois massif, d’une épaisseur de 15 à 17 cm, sans intervention de maçonnerie lourde. Cette solution est couramment utilisée dans les maisons à ossature bois. Les supports de marches sont alors fixés par plusieurs tire-fonds de diamètre 12 mm, vissés directement dans le bois massif, garantissant une excellente tenue mécanique.

Mur en bois pour escalier suspendu monolith
Mur solidifié en bois pour recevoir les support métaliques

L’importance de l’étude technique préalable

La compatibilité d’un mur avec un escalier suspendu ne se résume pas à la seule nature du matériau. L’épaisseur du mur, son état, la hauteur à franchir, le nombre de marches et les contraintes propres au bâtiment doivent être analysés conjointement.
C’est pour cette raison qu’une étude technique préalable est essentielle. Une fois cela fait, Monolith propose un plan de pose précis et un rendu 3D afin de définir l’implantation exacte des supports sur le mur, à partir des cotes relevées sur site. Une page dédiée explique en détail comment prendre correctement les mesures nécessaires à l’étude du projet.